APPRENTISSAGE DE LA LECTURE : PRIORITÉ ABSOLUE

Je ne suis pas pédagogue. Je sais néanmoins que l’apprentissage de la lecture, dès le début du primaire, est la clé incontournable de la réussite scolaire pour le reste des études. Je sais aussi que le décrochage au secondaire n’est pas sans lien avec l’incompétence en lecture. Tout cela a bel et bien documenté dans un avis du Conseil supérieur paru en 1999 sur la réussite scolaire comparé des filles et des garçons (p. 56). D’autres travaux, plus récents, ont sans doute confirmé cela.

J’ai déjà écrit, au moment de la campagne électorale de 2008, que les partis politiques devraient faire de la compétence en lecture, l’article premier de leur programme en matière d’éducation. Les commissions scolaires et les écoles devraient faire de même dans leur plan stratégique et leur plan de réussite. Les résultats médiocres du Québec aux tests internationaux en lecture me confortent dans ma position.

Heureusement, des chercheurs et des commissions scolaires ont déjà investi dans ce domaine afin de trouver les meilleures méthodes d’apprentissage, voire de prévenir les difficultés dès la maternelle. Mais cela demeure des cas isolés.

Je le dis comme je le pense : un sommet sur l’apprentissage de la lecture réunissant les meilleurs spécialistes, les meilleurs praticiens et les décideurs serait plus utile que le prochain sommet sur les universités. Chose certaine, plus nos enfants seront compétents en lecture, plus ils termineront leurs études secondaires et collégiales avec succès, plus ils auront accès à l’université!

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Une réflexion au sujet de « APPRENTISSAGE DE LA LECTURE : PRIORITÉ ABSOLUE »

  1. proulxj Auteur de l’article

     » (…) un sommet sur l’apprentissage de la lecture réunissant les meilleurs spécialistes, les meilleurs praticiens et les décideurs (…) ».

    Un tel sommet serait en effet fort pertinent. Il pourrait notamment conduire à la création d’un Centre québécois d’excellence (ou infrastructure) sur la littératie tout au long de la vie. Ce Centre pourrait assurer la concertation de travaux de recherche, de formation, de transfert et de mobilisation de connaissances, et ce, de la petite enfance à l’âge adulte. Une posture reposant sur la démonstration scientifique devrait être retenue. Ledit Centre pourrait aider spécialistes, praticiens et décideurs à adapter de façon évolutive les politiques, les curriculums, les stratégies d’intervention, de même que les modalités de formation initiale et continue.

    Monique Brodeur

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