Archives mensuelles : juillet 2014

LA TENTATION FÉDÉRALE : L’ÉDUCATION

Ça recommence!  Lisez-moi cela! C’est tiré du Devoir de ce matin

Un rapport propose un contrôle fédéral sur l’éducation

Un nouveau rapport presse le gouvernement fédéral de travailler avec les provinces et le milieu des affaires pour mettre fin à ce qu’il qualifie de baisse dramatique de la qualité de l’éducation et de la formation au pays. Le document commandé par le Conseil canadien des chefs d’entreprises est publié en prévision de la rencontre, cette semaine, des ministres provinciaux de l’Éducation et du Travail, ainsi que de représentants des entreprises à Charlottetown.

Ce rapport affirme que seul le gouvernement fédéral peut faire preuve de leadership et créer une stratégie nationale d’éducation et de formation. Ottawa, les provinces et les territoires devraient ainsi former une agence responsable de l’éducation et de la formation, agence qui établirait des objectifs pour chaque phase d’apprentissage.

Le rapport recommande également de créer un autre organisme pour suivre la progression vers ces objectifs.

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Donc, ça recommence. En effet, en 1987 – j’étais au Devoir à l’époque – ce même lobby avait réclamé d’Ottawa une « stratégie nationale sur l’éducation ». Mulroney avait fait ensuite faire dire au gouverneur général dans son discours du Trône que l’éducation devenant la priorité du Canada. Il créa donc les « programmes de subvention structurants »  (ou quelque chose comme ça) centrés sur les sciences. Il organisa en sous-main une conférence sur l’éducation universitaire à Saskatoon et  se lança dans des programmes d’alphabétisation.

Le Devoir m’envoya à Ottawa interviewer M. Denis, le député de Verchères et ministre fédéral responsable de ces derniers programmes pour lui poser une seule question : « Expliquez-moi de quel droit Ottawa intervient directement dans un champ de compétence provinciale ? ». Présent à l’entrevue, son sous-ministre me déclara, doucereusement, que le Canada était le seul État fédéral au monde qui ne possédait pas de ministère de l’Éducation.

Oui! Bien sûr!

En fait, la pression vient, aujourd’hui comme hier de la grande entreprise, qui craint comme tout la concurrence économique internationale. Dans les années 80, elle craignait de rater « le virage technologique ». Aujourd’hui, la mondialisation justifie tout.

J’ai hâte de voir si et comment  le gouvernement Couillard et son ministre de l’Éducation M. Bolduc réagiront à cette nouvelle.

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