L’AVENIR DES COMMISSIONS SCOLAIRES AU LENDEMAIN DES ÉLECTIONS

Le taux de participation aux élections de dimanche a été famélique, donc passons à l’action : abolissons  les commissions scolaires. Voilà un joli sophisme!

Il serait plus logique de conclure : changeons le mode de nominations des commissaires, car celui que nous connaissons est inefficace en plus d’être coûteux. À cet égard, j’ai déjà proposé une autre formule : celle de confier l’élection des commissaires  à un collège formé de personnes détenant déjà dans la communauté un mandat public (ici). La Fédération des commissions scolaires a crié à l’hérésie!

Cela dit, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Tant la CAQ que le PLQ jouent à l’apprenti sorcier en prônant l’abolition des commissions scolaires ou en menaçant de le faire en raison de la faible  participation aux élections.

On ne change pas un système qui remonte à 1841, voire à 1829, et que l’on connaît partout en Amérique du Nord, sans n’avoir réfléchi et étudié la chose en profondeur, bref, sans n’avoir jamais exactement et rationnellement expliqué ce par quoi on va les remplacer. Je ne connais pour ma part aucune étude sérieuse à cet égard.

Si l’on concluait qu’il vaut mieux conserver les commissions scolaires, il sera alors le temps de se demander comment on élit ou on nomme celles et ceux qui vont les diriger.

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5 réflexions au sujet de « L’AVENIR DES COMMISSIONS SCOLAIRES AU LENDEMAIN DES ÉLECTIONS »

  1. michelepoupore

    Si on converse les commissions scolaires, voici une suggestion.

    Je pense qu’il faudrait revoir la place des parents à la commission scolaire. Le système actuel, ne conduit pas à l’élection des meilleurs mais souvent ceux qui par défaut prennent le poste. Il faut que ces derniers soient représentants des parents, ensuite membres de divers comités, et ensuite commissaire (non payés n’ayant pas le droit de vote). C’est trop pour un parent qui a encore des enfants.

    Je suggère que l’on introduise à la commission scolaire un conseil ayant un nombre égal de commissaires et de commissaires parents. Que tous reçoivent une rémunération et aient le droit de vote. Un parent par circonscription et que ce dernier soit élu au suffrage à l’instar des commissaires réguliers.

  2. Luc Papineau

    À force de répéter une idée, certains finissent par croire qu’elle est bonne. Aucune étude. Rien. Nada. Une partie de la bureaucratie des CS sert à répondre aux demandes de Québec. Comment croire qu’il en sera autrement avec des écoles autonomes?

    Par ailleurs, j’ai des grandes réserves quant aux parents sur les CE d’une école autonome. Il est clair que certains items ne doivent pas être facturés aux parents. Or, chaque année, on voit des CE qui autorisent des achats qui sont illégaux. Si ça plante pour quelque chose d’aussi simple et documenté…

  3. proulxj Auteur de l’article

    M. Papineau,

    Mieux vaut partir avec la confiance que le contraire. Les aristocrates n’avaient guerre confiance en la démocratie. S’il avait fallu qu’ils se convertissent tous avant d’agir…

  4. Luc Papineau

    Monsieur Proulx,

    Personnellement, après 20 ans de diverses réformes en éducation, quelques années sur des comités ici et là, la confiance en a pris un coup. 🙂

    Je vous remercie pour votre commentaire dans le JdeM sur l’importance d’analyses ou d’études avant de procéder à des changements. Actuellement, j’ai peur des apprentis sorciers que sont MM Couillard et Bolduc. Il est particulier de voir un ministre de la Santé centraliser les décisions pour réduire les couts et devoir le ministre de l’Éducation vouloir faire le contraire en invoquant le même principe.

    Les commentaires qui suivent cet article sont parfois navrants…

  5. Euphrem Ntakarutimana

    Bonjour M. Proulx,
    Je pense que le taux de participation aux élections scolaires ne devrait pas être le principal critère pour décider sur l’avenir des Commissions scolaires. Si l’on veut que ce taux soit élevé, il y en a qui ont suggéré que les élections scolaires se fassent en même temps que les élections municipales. Je pense que cette idée serait à considérer.
    Si l’on a besoin de réformer les Commissions scolaires, il faut que cette réforme soit bien planifiée et se base sur des données qui démontrent clairement que cette réforme vise à améliorer la qualité des services offerts aux élèves. Le faible taux de participation ne signifie pas nécessairement que la population est insatisfaite des Commissions scolaires. Pourquoi ne pas explorer aussi l’autre coté de la médaille? Est-ce parce les gens trouvent que tout va bien qu’ils ne se précipitent pas à aller voter? Peut-être aussi que la population est moins informée sur l’existence et sur l’importance de ces élections.
    En général, lors des élections provinciales et fédérales, quand la population est insatisfaite des réalisations du gouvernement en place, les gens ont tendance à aller voter massivement pour qu’il y ait des changements. Mais quand tout va bien ou relativement bien, les électeurs ont tendance à rester indifférents face aux élections. Probablement que c’est la même chose pour les élections scolaires. Il y a juste quelques politiciens qui crient régulièrement haut et fort qu’il faut abolir les commissions scolaires et on finit par penser que c’est l’avis de tout le monde. Or, comme énoncé, il faudrait qu’il y ait des arguments bien documenter afin de démontrer que celle abolition (ou réforme) se ferait dans l’intérêt des apprenants et non pas dans l’intérêt de la caisse de l’État.

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