MES CONVICTIONS

Comme la tendance actuelle est de situer les gens sur l’axe droite-gauche, j’annonce que je tire vers la gauche! Qu’est-ce à dire?

Avant tout, je crois à la personne qui est autant individu singulier qu’être social, c’est-à-dire un être de relation. Cette capacité d’entrer en relation naît dans la fraternité familiale. Mais il faut ensuite travailler à la déployer et l’élargir par la solidarité sociale, tant au sein de la société civile que de la communauté politique. Par conséquent, le développement complet de la personnalité,  fin première de l’éducation, passe par celui des potentialités propres de chacun, mais aussi par la socialisation, i.e. la capacité d’entrer en relation harmonieuse avec autrui sur la base de valeurs partagées. Aussi, est-ce non sans raison que la Déclaration universelle des droits de l’homme a fait « du renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », la seconde finalité de l’éducation. Sans ce respect, il n’y a pas de fraternité et de solidarité possible.

Je crois aussi à l’égalité des personnes. Chacune est égale en dignité, même si la nature, sinon plus souvent encore les déterminants des cultures, font que les talents sont inégalement répartis. C’est précisément l’un des buts les plus importants de l’éducation, et particulièrement de l’éducation à l’école qui est l’un des vecteurs majeurs de la culture, de réduire le plus possible les inégalités entre les personnes. C’est pourquoi l’école ne saurait être un lieu de concurrence, mais viser plutôt le plus haut succès de chacun.

Au surplus, dans la perspective d’une éthique évangélique à laquelle je me rattache, que nos sociétés même fortement sécularisées ont jusqu’à un certain point adoptée, je crois que l’école, publique comme privée, doit apporter une attention toute particulière aux enfants les plus défavorisés, sous quelque rapport que ce soit.

Je crois à la liberté de la personne, et d’une liberté dont la dignité humaine est le fondement. C’est pourquoi l’école est lieu même de l’éducation à une éthique responsable, fondée avant tout sur la foi en  raison dont chaque personne est dotée.

Je crois encore que l’éducation est à la fois un bien de la personne et un bien commun. Elle relève certes de la responsabilité première des parents. Mais, il appartient aussi  à l’État, dont la raison d’être est d’assurer la justice, de mettre en œuvre l’ensemble des moyens nécessaires à l’éducation de tous, en tenant compte des besoins diversifiés de chacun. Je crois, bien sûr, que la responsabilité de l’État doit, pour assurer sa légitimité, s’exercer dans un cadre démocratique. À cet égard, j’adhère particulièrement au modèle québécois qui valorise la participation et la consultation.

Je crois enfin qu’aucune de ces trois valeurs que sont la liberté, l’égalité, la fraternité et qui fondent nos existences individuelles et sociales, ne sauraient l’emporter sur les deux autres. Certes,  au gré des circonstances historiques ou dans le cours du développement de chaque enfant, l’accent peut être mis sur l’une d’entre elles. Mais une éducation véritable, comme la politique, comme l’économique d’ailleurs, passe par la recherche, toujours en tension, d’un équilibre entre  ces trois valeurs.

Tes sont  les points de repère essentiels qui vont me guider dans la rédaction de ce nouveau carnet.

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3 réflexions au sujet de « MES CONVICTIONS »

  1. Ping : Des convictions qui ressemblent aux NOTRES! « Mariane Sawan

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