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Le ministre Bolduc: pas fort jusqu’ici!

J’étais l’invité la semaine dernière de l’émission Foi et Turbulences sur les ondes de Radio Ville-Marie. On m’a invité à commenter notamment les premiers pas du nouveau ministre de l’Éducation. Il a été question aussi (forcément!)  du dossier de la laïcité et de son avenir.

On peut l’écouter en cliquant ici.

UNE LETTRE MAGNIFIQUE D’UNE ENSEIGNANTE AUTHENTIQUEMENT PROFESSIONNELLE

Le Devoir publie ce matin une lettre splendide d’une enseignante en histoire en réponse à une lettre à un autre enseignant parue il y a quelques jours. Le tout, dans le cadre du débat qui depuis 2008  anime le contenu du programme d’histoire du secondaire.

L’auteure de la lettre de ce matin, Mme Diane Plourde, historienne de formation, est depuis le mois dernier conseillère pédagogique après avoir enseigné pendant 30 ans. Elle raconte avoir travaillé avec un jeune enseignant et « avoir bénéficié de sa fougue, de ses questionnements et de maîtrise des nouvelles technologies ». Mais ce qui m’a particulièrement ravi, ce sont les propos suivants :

« À deux, nous nous sommes approprié le programme et en avons nous-mêmes extirpé les irritants sans le dénaturer. Nous sommes ainsi sortis des manuels pour créer notre propre matériel. C’est ainsi, par exemple, qu’une magnifique photo de Louis-Joseph Papineau tirée d’un Cahier Livres du Devoir est toujours affichée dans la classe que j’ai quittée, et les élèves savent très bien reconnaître Papineau ». […]

« Je souhaite, François-Xavier (et vous avez un nom prédestiné pour un professeur d’histoire), que vous vous mettiez au travail et que vous vous appropriiez ce programme. Votre opinion ne changera probablement pas, mais vous aurez au moins la satisfaction d’être dans l’action. Car si, à votre âge, vous êtes déjà dans l’attente de solutions extérieures, vous ne ferez pas 33 ans dans cette extraordinaire profession qu’est l’enseignement.

Propos magnifiques qui relèvent de la conscience forte d’une enseignante qui se voit et qui agit comme une authentique professionnelle, largement autonome et libre d’esprit, et non celui d’un employé qui attend le salut de son employeur.

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